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Repérer les conséquences de la consommation

Reconnaître une consommation problématique

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Qu’appelle-t-on une consommation problématique ?

Lorsqu'un·e proche consomme de l'alcool, il peut être difficile d’évaluer si cette consommation est présente ou non un risque, ou même si elle traduit une dépendance. S’il n'existe pas de seuil unique et objectif permettant d'affirmer qu'une personne a un problème avec l'alcool, certains repères peuvent aider.

Quelques repères de santé publique

Pour évaluer la consommation d’une personne, des repères statistiques ont été mis en place en se fondant sur des données scientifiques.

En Belgique, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) recommande ainsi de ne pas dépasser 10 unités standards d’alcool par semaine, réparties sur la semaine, avec au moins deux jours sans consommation. Il est par ailleurs fortement déconseillé de consommer pendant la grossesse ou lorsque l’on allaite. Pour autant, il est important de noter que toute consommation d’alcool peut présenter un risque, même en dessous de ce seuil.

Les différentes formes de consommation

Les seuils que nous venons de présenter sont un premier indicateur intéressant, mais ils ne suffisent pas, seuls, à évaluer une consommation à risque. Il est en effet possible de dépasser ponctuellement ces critères sans présenter de consommation problématique. À l’inverse, rester en dessous de ces seuils n’efface pas automatiquement tous les risques.

Les signes qui peuvent alerter

Les changements dans la consommation

Il s'agit souvent des premiers signes observables. Votre proche peut commencer à boire plus souvent ou augmenter progressivement les quantités consommées. Il ou elle peut également éprouver des difficultés à s'arrêter une fois la consommation commencée ou multiplier les tentatives infructueuses pour réduire ou arrêter sa consommation sur le moyen ou le long terme.

Vous pouvez aussi remarquer que la consommation devient plus discrète : votre proche boit seul·e, cache des bouteilles ou des canettes ou minimise les quantités consommées.

Les changements de comportement

À mesure que la consommation prend de l'importance, elle peut modifier le comportement de votre proche. Il ou elle peut accorder une place de plus en plus importante à l'alcool dans son quotidien et trouver des raisons de consommer dans des situations où cela n'était pas habituel auparavant.

Vous pouvez également observer des changements d'humeur, une irritabilité plus importante, en particulier lorsque votre proche ne peut pas consommer, ou une tendance à se mettre plus facilement en colère. Certaines personnes perdent aussi progressivement leur intérêt pour des activités qu’ils appréciaient auparavant.

Les signes physiques et psychologiques

Des signes psychologiques accompagnent parfois une consommation problématique d’alcool. Votre proche peut ainsi ressentir une fatigue importante, présenter des troubles du sommeil, des difficultés de concentration ou des troubles de la mémoire. Sur le plan psychologique, vous pouvez observer une anxiété plus importante, une humeur dépressive ou un mal-être qui semble s'installer dans le temps.

Des symptômes de sevrage peuvent aussi apparaître lorsqu'une personne diminue fortement ou arrête une consommation importante et fréquente d’alcool. Ceux-ci peuvent se manifester par des tremblements, une transpiration importante, des nausées, une agitation et/ou une envie très forte de consommer de l'alcool (le “craving”).

Les conséquences dans la vie quotidienne

Lorsque la consommation devient problématique, elle peut avoir des répercussions sur différents aspects de la vie. Des conflits répétés peuvent apparaître au sein du couple ou de la famille, tandis que les relations avec les amis ou l'entourage peuvent se détériorer, conduisant parfois à l’isolement.

La consommation peut également avoir un impact sur les responsabilités quotidiennes : négligence des obligations familiales, retards, absences ou difficultés au travail ou dans les études. Certaines personnes rencontrent aussi des difficultés financières, pouvant aller jusqu'à l'endettement.

Tous ces signes constituent des indicateurs. Pris individuellement, ils ne suffisent cependant pas à conclure immédiatement à une consommation problématique ou à une dépendance. En cas de doute, il est recommandé de consulter un·e professionnel·le de santé spécialisé sur les questions d’alcool.

À retenir :
Il peut être difficile de déterminer si une personne a une consommation problématique. Afin de répondre à cette question, on peut, dans un premier temps, se référer aux recommandations du Conseil supérieur de la santé. Plusieurs signes peuvent également alerter et concernent principalement les changements observés chez la personne, certains signes physiques et psychologiques, ainsi que certaines conséquences dans sa vie quotidienne.