Après avoir été absorbé, l’alcool passe dans le sang et atteint le cerveau en quelques minutes, exerçant ainsi des effets rapides sur le corps et le cerveau. De premiers effets recherchés apparaissent, comme de la détente, une désinhibition ou encore une modification des perceptions. Mais plus la quantité consommée augmente, plus les effets de l’alcool s’accentuent, entraînant alors des difficultés à se déplacer, à réfléchir, à évaluer les situations ou à contrôler son comportement. À ce moment-là, les effets indésirables s’ajoutent, voire remplacent, les effets recherchés.
À noter que les effets varient en fonction des personnes et dépendent notamment de la quantité consommée, de la vitesse à laquelle on boit, des caractéristiques de la personne (âge, poids, sexe) ou encore du contexte (fatigue, fait d’avoir mangé ou non, prise de médicaments ou d’autres substances).
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Les effets selon le nombre de verres
Les deux premiers verres
À ce niveau de consommation, les effets restent généralement assez discrets. On peut avoir une sensation de chaleur et de détente physique, une perception diminuée de la douleur et une légère altération des sens. Le rythme cardiaque et la respiration peuvent également s’accélérer.
D’un point de vue psychologique, la désinhibition peut se faire légèrement sentir. On se sent plus à l’aise et détendus et une légère euphorie peut faire son apparition. Sur le plan relationnel, enfin, on peut se sentir plus à l’aise avec les autres, avoir davantage de facilité à s’exprimer et à prendre la parole.
| Quelques mots sur l’alcool et la conduite de véhiculesConduire est une activité complexe qui mobilise en permanence l'attention, la perception, la prise de décision et la coordination des mouvements. Or, ces capacités sont altérées, et ce dès le premier verre. Même à faible dose, l'alcool peut entraîner :Une diminution de l'attention, rendant plus difficile la gestion simultanée des nombreuses informations de la circulation ;Un ralentissement du temps de réaction, ce qui retarde le freinage ou l'évitement d'un obstacle ;Une altération de la vision, avec une réduction du champ visuel (« vision en tunnel ») et une moins bonne perception des dangers ;Une augmentation de la prise de risque, liée à une diminution du jugement et de l'autocontrôle ;Une moins bonne maîtrise du véhicule, notamment en cas de situation imprévue ou de conditions de conduite difficiles.Ces effets sont encore plus marqués lorsque la consommation d'alcool est associée à la fatigue, au manque de sommeil et/ou à la prise de certains médicaments.→ pour un éthylotest en ligne : Calculateur Ethylotest en Ligne - Legalstreet Belgique |
De 3 à 7 verres standards
Entre 3 et 7 verres, les effets deviennent plus visibles. Le temps de réaction s’allonge, les mouvements sont moins précis et il devient plus difficile d’évaluer correctement les situations. La vision peut se réduire, la mémoire et l’attention deviennent moins efficaces et l’humeur peut devenir plus variable, voire inégale. On peut se sentir plus joyeux et désinhibé, mais aussi devenir plus irritable. La tendance à se surestimer et à prendre davantage de risques augmente également.
De 8 à 14 verres standards
Les capacités physiques et mentales sont fortement altérées : coordination des mouvements, élocution, jugement et capacité à évaluer les risques. Des nausées et des vomissements peuvent apparaître. Les comportements peuvent devenir très différents de ceux adoptés habituellement.
15 verres standards et au-delà
Les sens et la coordination sont fortement perturbés. La personne peut devenir confuse ou désorientée et le risque de black-out, c’est-à-dire de ne plus se souvenir de ce qui s’est passé, augmente fortement. Une consommation importante sur une courte période peut provoquer une intoxication alcoolique sévère : perte de connaissance, ralentissement important de la respiration, voire coma ou arrêt cardiaque. Il s’agit d’une urgence médicale.
L’intoxication alcoolique
Qu’est-ce que c’est ?
L'intoxication alcoolique peut être très dangereuse et varie selon la quantité d'alcool consommée. Elle commence parfois par de simples trous de mémoire ou des black-outs. Dans les cas les plus graves, elle paralyse le système nerveux, ce qui peut provoquer un coma, un arrêt cardiaque ou respiratoire, et devenir mortel sans une intervention médicale rapide.
Plusieurs signes permettent de reconnaître une intoxication sévère. La personne peut sombrer dans un sommeil profond dont elle a du mal à se réveiller. On observe aussi un pouls très rapide ou très faible, une respiration difficile et une baisse de la température corporelle.
Comment réagir ?
Face à une victime inconsciente ou sur le point de l’être, il faut agir vite et appeler immédiatement les secours. En attendant, installez-la au calme et au frais, et parlez-lui pour la stimuler. Si elle s'évanouit, placez-la obligatoirement en position latérale de sécurité (sur le côté) pour éviter qu'elle ne s'étouffe en vomissant, et restez constamment à ses côtés.
Attention : contrairement à ce que l’on peut croire, il n’est pas nécessaire, voire dangereux de faire vomir la personne intoxiquée. La grande majorité de l’alcool a en effet déjà été absorbée et est passée dans le sang. Du fait de l’état physique d’une personne faisant une intoxication alcoolique, le risque de fausse route et donc d’étouffement est important
Quelques heures après la consommation
L’élimination de l’alcool de l’organisme
L’organisme met plusieurs heures à éliminer tout l’alcool ingéré. Le piège est parfois de confondre les effets de l’alcool avec ceux de la « gueule de bois » : en se réveillant après une soirée de consommation importante, on peut penser avoir tout éliminé, quand une quantité plus ou moins importante d’alcool reste présente dans le sang. À ce moment-là, les effets de l’alcool se mélangent avec ceux de la gueule de bois. Cela peut notamment constituer un risque pour ce qui est de la conduite (voir ci-dessus).
La « gueule de bois »
La gueule de bois est l'une des conséquences les plus fréquentes d'une consommation excessive d'alcool. En effet, l'alcool favorise la déshydratation et provoque une bouche sèche, un manque d'énergie et des maux de tête. L'estomac est lui aussi sollicité par l'alcool, avec pour conséquence des nausées et des vomissements.
Au-delà des effets physiques de la gueule de bois, une consommation d’alcool importante peut entraîner des effets psychologiques dans les heures voire dans les jours qui suivent une consommation importante.
Parmi ceux-ci, on relève notamment une plus grande instabilité de l’humeur et de l’anxiété. Certaines personnes rapportent un sentiment de culpabilité ou de honte, en lien direct ou non avec la consommation. Sur le plan cognitif, il peut être plus difficile de se concentrer ou de focaliser son attention sur une tâche précise. La mémoire peut aussi être moins efficace.

| À retenir : Les premiers effets de l’alcool peuvent varier d’une personne à l’autre. Dès les premiers verres, la conduite peut déjà s’avérer dangereuse et, plus le nombre de verres consommés est élevé, plus le risque de conséquences comme la réduction générale des capacités physiques, la gueule de bois, le black-out ou l’intoxication sévère augmente. Cette dernière peut d’ailleurs être très dangereuse, voire entraîner une issue fatale. |